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    Carpeaux, rénovation lancée !

    Soutenu par Valenciennes MĂ©tropole depuis plus de 4 ans, le projet de rĂ©novation urbaine de la ville d’Anzin, a fait l’objet en fĂ©vrier 2008 d’une convention financière avec l’ANRU et ses diffĂ©rents partenaires. Il prĂ©voit la dĂ©molition-reconstruction de 173 logements sociaux, la rĂ©habilitation et la rĂ©sidentialisation de 131 logements, le tout pour un coĂ»t total de plus de 56 millions d’euros HT.   Zoom sur les diffĂ©rentes phases du projet qui a Ă©tĂ© officiellement lancĂ© ce vendredi.
    • Le foyer des Ormes : SituĂ© Ă  2 Km du centre-ville d’Anzin, le quartier Carpeaux a fait l’objet dans les annĂ©es 50/60 d’une demande accrue de logements pour accueillir les travailleurs immigrĂ©s des industries sidĂ©rurgiques. Parmi les rĂ©sidences sociales bâties Ă  l’Ă©poque figurait le Foyer des Ormes (214 lits). Devenu aujourd’hui inadaptĂ© et obsolète il est  vouĂ© Ă  une dĂ©molition qui  donnera naissance Ă  5 structures sociales : 3 sur le territoire de Valenciennes MĂ©tropole (Quievrechain, Anzin et Fresnes-sur-Escaut) et 2 sur le territoire des Portes du Hainaut (Lourches et Denain).
    Sur QuiĂ©vrechain, les travaux ont dĂ©butĂ© en janvier 2008. Le site d’une capacitĂ© de 30 lits devrait ĂŞtre opĂ©rationnel pour mars-avril 2009. Anzin accueillera une rĂ©sidence de 38 lits au printemps 2010 et la structure de Fresnes (37 lits) devrait ouvrir ses portes en 2011. Ă€ Lourches, les travaux ont commencĂ© en mai 2008. La  livraison et l’accueil des 35 rĂ©sidents sont prĂ©vus en juin 2009.

    • Pose de la première pierre de la rĂ©sidence Jonas : Cette  opĂ©ration rĂ©alisĂ©e sous maĂ®trise  d’ouvrage Partenord Habitat concerne un programme de 26 logements locatifs dans la rue Jonas (un immeuble collectif de 10 appartements et 16 logements individuels). La livraison est prĂ©vue en mars 2010.
    Ce programme rĂ©pond aux labels Qualitel et THPE 2005 (Très Haute Performance EnergĂ©tique). Ce dernier  est attribuĂ© aux logements neufs qui possèdent des caractĂ©ristiques techniques supĂ©rieures Ă  la rĂ©glementation dans le domaine thermique, Ă©lectrique, plomberie et acoustique. L’immeuble sera ainsi doté  de  toitures terrasses vĂ©gĂ©talisĂ©es, d’un système de chauffage assurĂ© par des chaudières gaz Ă  condensation. Une partie de la production d’eau chaude sanitaire sera obetenue par des panneaux solaires… Le surcoĂ»t liĂ© au respect du label THPE va ĂŞtre financĂ© pour partie par la RĂ©gion (5 000 euros / logement), par la ville d’Anzin (1 200 euros€ / logement) et par Valenciennes MĂ©tropole (1 200 euros€ / logement).
    Parallèlement au lancement des travaux, les partenaires ont signĂ© deux chartes. La première baptisĂ©e charte de Gestion Urbaine de ProximitĂ© garantit le fait que les habitants soient associĂ©s au projet. La seconde concerne la formalisation d’une dĂ©marche qualitĂ© et la mise en Ĺ“uvre d’un vĂ©ritable partenariat avec et au service des habitants dans le cadre de leur reloge

    La carte des chantiers

    Dans les mois à venir, de nombreuses opérations vont être lancées sur  l’ensemble du territoire. Elles ne sont qu’une étape dans le programme de  rénovation urbaine. La carte des villes concernées.

    Zoom sur le relogement

    Dans le cadre d’un partenariat entre la ville et Valenciennes MĂ©tropole, une cellule de relogement a Ă©tĂ© mise en place pour l’ensemble du projet de renouvellement urbain Ă  Beuvrages. Isabelle Semail, en est la cheville ouvrière. Elle connaĂ®t bien les familles qui viennent d’ĂŞtre relogĂ©es dans la nouvelle rĂ©sidence château Mallet. Elle les suit depuis sept ans environ avec l’UTPAS (Conseil gĂ©nĂ©ral), l’association des locataires, les agents de dĂ©veloppement de la CAF et Xavier Dewalle, directeur de l’amĂ©nagement urbain.
    Sept ans pour accompagner, prĂ©parer et Ă©valuer les besoins de chaque famille.  Mission rĂ©ussie car, grâce Ă  l’accompagnement personnalisĂ©, et une enquĂŞte rĂ©alisĂ©e en amont par un cabinet d’Ă©tudes missionnĂ© par la Ville, les nouveaux habitants de la rĂ©sidence château Mallet, ressentent leur dĂ©mĂ©nagement comme un nouveau dĂ©part dans leur vie. « Nous continuons notre accompagnement durant six mois, nous nous rendons rĂ©gulièrement dans les familles et nous recensons les besoins, les petits soucis. Nous nous prĂ©occupons des ressources, de la santĂ© des occupants de la maison, des liens parents/enfants, des conditions de vie dans lesquelles ils vivent. Rien n’est laissĂ© au hasard. ».

    « On se croirait en vacances ! »

    Depuis juin dernier, Adrienne et Roland Dumur ont dĂ©mĂ©nagĂ© dans un plain-pied de 72 m2, rĂ©sidence Château Mallet, un BĂ©guinage situĂ© Ă  deux pas du centre ville. Le couple de retraitĂ©s a suivi pas Ă  pas le programme de relogement, ne ratant jamais une rĂ©union d’informations ou une visite de chantier. Finalement, c’est avec un plaisir immense qu’ils ont posĂ© leurs meubles, au printemps dernier, dans ce logement flambant neuf. Un peu comme pour des grandes vacances qui dĂ©buteraient !
    C’est en 1959 que le jeune couple originaire du Pas-de-Calais est arrivé  Ă  Beuvrages. « Je cherchais du travail, se souvient Roland Dumur, j’en ai trouvĂ© Ă  la fosse la Grange Ă  Escautpont, j’Ă©tais mineur de fond. Il fallait bien se loger. Nous avons rejoint la famille et  nous avons vĂ©cu Ă  quatre dans un «Camus». Il n’y avait ni chauffage central, ni eau chaude, mais nous y Ă©tions bien. »
    Puis les enfants sont nés et Adrienne et Roland Dumur ont eu aussi droit à leur « Camus ». Ces logements bâtis à la hâte pour répondre à la pénurie de logements ne devaient durer que 20 ans. Ils ont perduré 30 ans de plus !
    « Nous l’aimions bien notre maison avec son joli jardin, on se dĂ©brouillait, confie Adrienne Dumur, mais les escaliers me fatiguaient Ă©normĂ©ment, sans compter que mon mari blessĂ© Ă  la mine a subi de nombreuses interventions, alors ici dans notre nouvelle maison, tout est mieux pour nous. On se croirait en vacances et cela fait 20 ans que nous ne sommes pas partis ! C’est l’idĂ©al, je ne vois rien Ă  redire. La maison est lumineuse avec sa baie vitrĂ©e. C’est spacieux, sans l’ĂŞtre trop. Ce n’est que du bonheur ! ».

    Finies les corvées !

    DĂ©sormais l’eau chaude coule au robinet et  les corvĂ©es de charbon et de cendres Ă  vider sont finies grâce au chauffage central au gaz. Un rĂ©el confort que ce couple de septuagĂ©naires apprĂ©cie.
    « Nous avons pu choisir le lieu oĂą nous voulions emmĂ©nager. Le dĂ©mĂ©nagement a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sans frais par une entreprise et nous avons mĂŞme eu la possibilitĂ© d’avoir  une douche ou une baignoire dans la salle de bain… Il faut dire que les nombreuses rĂ©unions d’informations qui ont eu lieu pendant des annĂ©es ont Ă©tĂ© très intĂ©ressantes pour nous. On s’est vraiment bien occupĂ©s des habitants des «Camus» », conclut Adrienne Dumur.
    BientĂ´t Adrienne et Roland Dumur auront leur chalet dans le jardin et des espaces verts seront amĂ©nagĂ©s près de chez eux. Pour ces anciens des « Camus », la nouvelle maison rĂ©sidence château Mallet est un renouveau dans leur vie qui s’est fait en douceur grâce aux diffĂ©rents intervenants qui ont informĂ© et expliquĂ© pas Ă  pas la renaissance de Beuvrages.

    Bruay-sur-l’Escaut : première pierre de l’Ă©cole Joliot-Curie

    L'école Joliot-Curie

    A Bruay-sur-l’Escaut, la restructuration de la place Henri-Durre prend forme.

    Vendredi 10 octobre à 11h, à la Maison des Services, Place Henri-Durre aura lieu la pose de la première pierre du groupe scolaire Joliot-Curie, ainsi que la signature de la charte de relogement.

    Le groupe scolaire regroupera une école primaire et une école maternelle. Sa construction se déroule en deux phases.

    La charte de relogement est signĂ©e par la Ville, Valenciennes MĂ©tropole, l’ANRU, les bailleurs, le Conseil gĂ©nĂ©ral du Nord et la Caisse d’allocations familiales de Valenciennes. Elle fixe les objectifs et les obligations des partenaires pour permettre aux habitants concernĂ©s par les opĂ©rations de dĂ©molitions de logements d’ĂŞtre relogĂ©s dans les meilleures conditions.